Construire à basse consommation augmente la valeur de votre bien

La construction de logements à haute performance énergétique n’a pas pour seul intérêt d’être respectueux de l’environnement. Un public de plus en plus nombreux, une règlementation de plus en plus exigeante, un marché de l’immobilier qui s’accoutume… autant de facteurs qui font réfléchir sur la « nouvelle rentabilité » d’un secteur en pleine expansion, aussi bien pour les particuliers, qui ont actuellement l’opportunité de prendre le pas, et les agences immobilières qui perçoivent tout l’enjeu de la chose.

Quelle est réellement la « valeur verte » d’un logement à basse consommation ?

Une étude coordonnée par l’ADEME, le CSTB et le Cired a éclairé tous les aspects du gain de valeur que procure une basse consommation d’énergie. Au final, la conclusion est que, pour une maison individuelle neuve, le gain de respecter la RT 2012 plutôt que la RT 2005 est d’environ 100€/m² SHON en plus-value immobilière ! Et pour un logement collectif, c’est autour de 60€/m² SHON.

Comment expliquer ce gain de valeur ?

L’explication tient d’abord dans la prise de conscience chez les particuliers de leur impact sur l’environnement et de l’ampleur de leur consommation dans un contexte où le prix de l’énergie est en constante augmentation. Les politiques publiques et la règlementation thermique 2012 ont aussi largement contribué à inciter constructeurs et acheteurs à se tourner vers le bâtiment à basse consommation. Au 1er janvier 2013, tenir compte de la RT2012 deviendra obligatoire dans la construction d’un bâtiment. Qui voudrait aujourd’hui investir dans une maison déjà dépassée à peine sortie de terre ? Les labels de performance énergétique tels que BBC-Effinergie, fiables, permettent une transparence du marché qu’apprécient les particuliers et que mettent à profit les agences en jouant sur les prix. Près de 20% des échanges actuels sur le marché immobilier sont dictés par la décision de vivre dans un habitat plus économe en énergie. Les aides fiscales et financières sont aussi avantageuses (PTZ+, Scellier BBC). Il apparaît qu’aujourd’hui, construire sans tenir compte de la RT 2012, bientôt obligatoire, n’est pas prudent ni rentable à long terme.

Un avenir vert

L’étude montre enfin à quel point les Français ont conscience que, dans un futur proche, l’immobilier devra être soumis à des contraintes énergétiques fortes. 61% des prochains acquéreurs se disent d’ailleurs prêts à payer plus cher pour acquérir un logement plus économe en énergie.

Comme le souligne l’ADEME, « la valeur verte sera sans doute une composante incontournable des prix de l’immobilier dans les années à venir ». Alors prendre maintenant des dispositions pour l’avenir, c’est aussi un calcul coût/bénéfice avantageux. Mais construire à basse consommation au meilleur prix, ce n’est pas une tâche facile. En effet, s’il existe mille et une manières de construire à basse consommation ou conforme à la RT 2012, tout l’enjeu est de trouver LA meilleure manière pour VOTRE projet. S’adresser à un bon bureau d’études thermiques, qui vous aide à choisir en fonction de votre budget et de vos attentes et à faire certaines démarches complexes est une étape recommandée, qui fait souvent directement économiser de l’argent.

 

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Tout comprendre sur le nouveau label Effinergie +

Le 17 janvier dernier, le collectif effinergie a présenté son nouveau label baptisé Effinergie +. Suite à la publication de la nouvelle règlementation thermique (RT 2012), le label BBC à en effet évolué afin d’être toujours plus exigeant que la règlementation en vigueur.

Des exigences renforcées par rapport à la RT 2012

Le label Effinergie + présente deux axes de progrès majeurs par rapport à la RT 2012: au niveau de la performance énergétique du bâtiment ainsi que sur la mesure des consommations.

Voici les exigences du label:

  • Le besoin bioclimatique: L’enveloppe du bâtiment devra être particulièrement soignée avec un Bbio inférieur au Bbiomax – 20 %.
  • La consommation d’énergie: La consommation conventionnelle (Cep) du bâtiment sur les 5 usages règlementaires (hors production d’électricité locale) est ramenée à 45 kWhep/m².an (modulé en fonction de la zone géographique) et à 40 kWhep/m².an à partir du 1er janvier 2014.
  • La perméabilité à l’air du bâtiment: La perméabilité à l’air maximale doit être inférieure à 0,4 m3/h/m² en maison individuelles, 0,8 m3/h/m² en collectif d’habitation et 1,2 m3/h/m² pour les bâtiments à usage autre que d’habitation.
  • La mesure et le suivi des consommations: Un appareil devra assurer la mesure et le suivi des consommations des 5 usages règlementaires mais également de l’électricité  spécifique (éclairage, électroménager, audiovisuel, …).
  • L’affichage des informations principales du bâtiment: Un affichage obligatoire de la consommation liées aux prises de courant, du besoin bioclimatique, de la consommation conventionnelle d’énergie primaire pour chaque usage, des émissions de gaz à effet de serre ainsi que de la part de production locale d’énergie renouvelable.
  • L’information aux utilisateurs : La mise à disposition d’un guide d’usage détaillant l’utilisation, l’entretien et la maintenance des équipements et du bâti permettant de préserver la pérennité énergétique.
  • Le confort: Une attention particulière doit être portée au confort visuel, au confort acoustique, au confort d’été et à la qualité de l’air.

Par ailleurs, le cahier des règles techniques prévoit des recommandations portant sur le cycle de vie des matériaux de construction et les consommations d‘énergie engendrées par les déplacements des habitants (ou utilisateurs) du bâtiment labellisé.

La liste exhaustive des règles techniques est consultable sur le site d’Effinergie. A ce jour, certains points demandent à être précisés, notamment  les critères d’appréciation de la notion de confort ainsi que le contenu du guide d’usage aux utilisateurs.

Un pas de plus vers les bâtiments à énergie positive

L’association prévoit également de mettre en place un pilote effinergie + qui n’as pas pour vocation à devenir un label mais permet l’expérimentation pour aider à la définition future de l’énergie positive.

Le lancement du label est prévu pour 2012

Contrairement au label BBC qui avait été lancé plus d’un an après l’application de la RT2005, le label Effinergie + devrait être délivrable dès novembre 2012.

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RT 2012 et label BBC : les calculs thermiques se réfèrent à présent à la SHON RT

Depuis le 28 octobre dernier, les calculs thermiques pour les constructions RT 2012 et les demandes de labellisations BBC, se basent sur une nouvelle surface de plancher : la SHONRT.

SHON administrative et SHONRT

La Surface de plancher Hors d’œuvre Nette (SHON) administrative est utile au calcul de l’impôt et des taxes.

La SHONRT définie par l’article du 26 octobre 2010, est quant à elle essentielle à la détermination des consommations conventionnelles d’un bâtiment selon la nouvelle réglementation thermique ainsi que pour l’obtention du label BBC-effinergie. Ces consommations s’expriment en effet sous forme d’un ratio annuel en kWh qui se réfère donc dès à présent la nouvelle SHONRT. Ces consommations sont alors exprimées en kWh/m²SHONRT/an.

Calcul de la SHONRT

La réglementation thermique ne retient pour le calcul de la SHONRT qu’une partie du calcul de la SHON administrative définie par le code de l’urbanisme. En effet, la SHONRT ne prend pas en compte la déduction des 5% de la SHON administrative (déduction forfaitaire relative la prise en compte d’une épaisseur d’isolant thermique sur les murs) ainsi que les 5 m² forfaitaires concernant l’accessibilité aux logements des handicapés et des personnes à mobilités réduites.

Pour les bâtiments tertiaires, la SHON RT est égale à la surface utile du bâtiment multipliée par un coefficient de 1,1 pour les bureaux et les établissements d’enseignement primaire et de 1,2 pour les établissements d’enseignement secondaire et les établissements d’accueil de la petite enfance.

Il est donc dès à présent indispensable de prendre en compte la SHON RT pour les calculs thermiques de niveau RT 2012 ainsi que pour toute demande de labellisation BBC. Une parution au journal officiel du 17 novembre dernier annonce qu’un autre mode de calcul de surface de plancher devrait entrer en vigueur au 1er mars 2012.

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Les toitures végétalisées réduisent les consommations d’énergie de climatisation et de chauffage

La végétalisation de toiture n’est pas seulement esthétique. Elle présente en effet de nombreux avantages, notamment en terme de performance énergétique. Une étude menée par le Centre d’Ecologie Urbaine de Montréal (CEUM) a démontré que ce type de toiture permettait de réduire les consommations d’énergie de climatisation et de chauffage.

Les différents types de toitures végétalisées

Il existe deux principaux types de toitures végétales.

Le type « extensif » se caractérise par sa faible épaisseur de terre et son entretien restreint puisque l’arrosage n’est nécessaire qu’en cas de sécheresse prolongée. Il a l’avantage d’être bon marché pour les toits de grande surface et s’adapte aux toits inclinés mais n’est pas praticable et ne peut pas être cultivé.

Le type « intensif » ou « semi-intensif » est plus adapté au petites et moyennes surfaces. Il requiert un entretien modéré et un arrosage régulier. Ce type de toiture peut accueillir de nombreuses variétés de plantes et d’arbustes et peut servir de terrasse ou de jardin.

La performance globale des toitures végétalisées de type extensif 10 à 15% supérieure à celle du type « intensif ». Sa réalisation est cependant beaucoup plus complexe et plus onéreuse.

Les performances énergétiques d’un toit vert

Une étude menée par le CEUM met en évidence les performances énergétiques des toitures végétales. Sébastien Jacquet, ingénieur en construction éco responsable et auteur de l’étude a comparé la consommation énergétique d’une toiture conventionnelle et des deux types de toitures végétalisées.

Il apparait qu’une toiture végétalisée participe à l’isolation du bâtiment et de ce fait permet de réduire les consommations de chauffage. Les déperditions de chaleur enregistrées sont respectivement pour une toiture « extensif » et « intensif », de 38% et de 27% en moins par rapport à une toiture conventionnelle.

L’étude montre par ailleurs qu’une toiture végétalisée atténue les pics de chaleurs en période d’été. L’entrée de chaleur issue du toit est en effet réduite de 99% sur une toiture végétale « extensif » et de 91% sur une toiture type « intensif ». La toiture végétalisée contribue ainsi au confort d’été et permet de diminuer les consommations de climatisation.

L’étude met également en avant la durée de vie de ce type de toiture. En effet, la toiture végétalisée permet de stabiliser la température de la membrane d’étanchéité et de la protéger contre les rayons ultra-violets ralentissant ainsi son vieillissement.

L’installation d’un toiture végétalisée présente aussi des avantages à l’échelle de la ville. En absorbant l’eau de pluie, elle réduit la quantité d’eau de ruissellement déversée dans les égouts qui surcharge les stations de traitements des eaux usées. Les toitures végétales contribuent également à enrichir l’air en oxygène et à atténuer les effets d’îlots de chaleur dans les grands centres urbains.

Cette étude confirme donc les avantages des toits verts et incite à les intégrer aux logements afin de réduire les consommations énergétiques et par la même occasion agir pour l’environnement.

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La RT 2012 et le test obligatoire d’étanchéité à l’air

La RT 2012 fixe  plusieurs exigences en matière de performance énergétique. Parmi les plus importantes, on peut citer: l’efficacité énergétique du bâti, la consommation énergétique maximale, le confort d’été, le recours obligatoire aux énergies renouvelables et l’étanchéité à l’air. Cette dernière intègre pour la première fois les critères de performance d’une réglementation thermique.

L’étanchéité à l’air : une condition indispensable de conformité à la RT 2012

L’étanchéité à l’air fait partie intégrante des obligations de résultats de la RT 2012. Le maître d’ouvrage est ainsi tenu de présenter à l’autorité qui lui a délivré le permis de construire une attestation, qui indique que son logement respecte les critères de la réglementation thermique. Le test d’étanchéité à l’air devient de ce fait un passage obligé pour toutes constructions neuves ou parties nouvelles de bâtiment existant.

Comprendre le test d’étanchéité à l’air

Le test d’étanchéité à l’air permet de quantifier les fuites d’air du bâtiment et de mesurer leur débit. Pour être conforme à la RT 2012, ce dernier ne doit pas dépasser 0,60 m3/h/m2 en maison individuelle et 1,00 m3/h/m2 en bâtiment collectif d’habitation.

  • Le déroulement du test

La méthode est définie selon la norme NBN EN 13829. Une porte soufflante (Blower door en anglais) est posée de façon hermétique sur un ouvrant du bâtiment. Celle-ci va créer une différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment à l’aide d’un ventilateur réglable, qui va être mesurée avec différents manomètres et un analyseur relié à un ordinateur afin d’identifier les défauts d’étanchéité du bâtiment.

Le test d’étanchéité à l’air final a lieu lorsque les travaux sont terminés. Il est cependant conseillé de faire un test en cours de chantier afin de repérer au plus tôt les défauts d’étanchéité et de les traiter plus facilement.

  • Qui peut faire le test ?

Seul un mesureur qualifié peut réaliser un test d’étanchéité à l’air dans le cas des tests en fin de travaux. Celui-ci devra alors avoir en sa possession une autorisation du ministère, justifiant sa qualification dans ce domaine.

Pour les tests d’étanchéité à l’air en cours de travaux, aucune qualification particulière n’est exigée. Les bureaux d’études, les architectes, et les maîtres d’ouvrages pourront réaliser ces tests, sans nécessairement faire appel à un mesureur qualifié.

En résumé, l’étanchéité à l’air est désormais une obligation indissociable de la RT 2012. Elle se mesure par le test de la porte soufflante (aussi appelé test d’infiltrométrie) et requiert l’intervention d’un mesureur qualifié.

Le label BBC-Effinergie® peut être attribué aux logements conforme
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